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LISTE DES DETENUS A LA PREFECTURE DE POLICE

1- AYEPKA djidjikalo Dago Denis ( VP Mobilisation CNC, SG UNG)

2- DJAH Galé Gervais ( SG ASD, Représentant Soumalet BAH, SG ASD)
3- ZAGUI Tegbeu Vincent
4-YOKORE Gnizako Joachim
5- GOLI Souhene Koudou
6-SERI Biahe Michel
7-LAGO Franck Eric
8-OTEME Nicaise
9-OULAI Jean-François
10-DABE Bi Bah Marius
11-GNAME Jean-Firmin
12-KONE Ibrahim
13-YRO Leda Valentin
14-GAHA Loaley Prince
15-KOUADIO Eloi Sellai
16-GAHE Tréhé
17-KARASCO Ahoua Augustin
18-KOUAME Bi Gouzan Bernard
19-BILLAUD Zerehoué Daniel
20-GUEDE Ange Michael
21-KAMBOU Sié
22-KOUASSI Akoussi Félix
23-KADOUKPE Eric
24-TETI( Hôpital)
25- AGENT CIE HOSPITALISE

 

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Par josephahipeaud
Le 27 septembre 2015
A 22 h 32 min
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La Coalition Nationale Pour le Changement (CNC) et le défi démocratique: Stratégie et tactique d’une lutte

Avec l’investiture officielle du candidat du RHDP, Alassane Dramane Ouattara, le samedi 25 avril 2015, nous entrons officiellement dans la campagne de l’élection présidentielle d’octobre 2015. En ma qualité de l’un des tous premiers à avoir déclaré que je me portais candidat, im me parait important d’apporter un regard critique sur le sens de la cérémonie d’investiture et surtout de dire comment nous, Coalition Nationale pour le Changement (CNC), allons répondre au défi démocratique qu’est cette élection présidentielle.

Notons de prime abord que l’investiture d’un candidat qui est déjà au palais présidentiel, six mois avant la date officielle, est une innovation et une forfaiture politico-juridique. C’est une innovation parce que le président en exercice reste toujours celui qui se déclare en dernier pour ne pas donner l’argument à ses opposants qu’il profite de l’appareil d’état abusivement puisqu’il est autorisé par la loi à agir es qualité. En Angleterre, le premier ministre David Cameron a rendu sa « démission » à la Reine des semaines avant la prochaine élection pour ne plus avoir à agir comme premier ministre, candidat qu’il est à sa propre succession. Donc, pour rester dans le même esprit, le Président Ouattara devrait pouvoir rendre possible la responsabilisation de Mr Soro Guillaume ou toute autre institution indiquée en la matière, comme gérante des affaires courantes, juste avant l’ouverture de la campagne officielle. Ce n’est pas possible en Côte d’Ivoire puisqu’aucune disposition ne le prévoit. Il aurait donc été cohérent, de la part du locataire du palais du Plateau, d’attendre jusqu’à la dernière semaine avant la campagne pour faire son investiture. Il a raison de le faire longtemps avant pour jauger les uns et les autres. Il a maintenant sa réponse.

Mais ce qui compte pour nous autres CNC, c’est l’implication politico-juridique au regard de notre histoire récente. En effet, il est bon de rappeler que le Conseil Constitutionnel, en son temps, avait débouté les 25 députés PDCI au motif que le Président Candidat n’avait pas encore fait acte de candidature. Or la cérémonie du 25 avril 2015 atteste clairement que le Président Candidat est officiellement maintenant candidat. Donc, il importe que le Conseil Constitutionnel soit saisi de nouveau sur le caractère attentatoire aux dispositions constitutionnelles de la composition de la CEI et surtout sur la capacité du candidat à faire la distinction entre lui et le président en exercice particulièrement lorsqu’il utilise les ressources de l’Etat pour sa campagne. Se pose alors le principe de l’égalité devant la loi des candidats. Se pose aussi la question de la légalité des actes du président en exercice puisque le candidat ne doit pas être confondu, si nous suivons justement, la jurisprudence Wodié en la matière, avec le président en exercice. Si le président se confond au candidat, alors il doit rendre ses charges de président entre les mains du président de l’assemblée nationale ou alors de toute autre institution jugée compétente en la matière, justement, par le Conseil Constitutionnel, qui devra revenir sur sa propre jurisprudence pour répondre clairement à la question poser en son temps par les députés qui l’avaient saisi. Enfin, le Conseil Constitutionnel a le devoir de vider le contentieux sur la candidature des candidats en précisant,  ici et maintenant, quelle disposition constitutionnelle devra être appliquée, dans la sélection des candidats, en dehors des dispositions de l’article 35 de la constitution du 1er Août 2000, sur la base desquelles le juge Tia Koné, avait invalidé la candidature de Mr Alassane Dramane Ouattara. L’arrêt Tia Koné est-il encore la base juridique sur laquelle devra se faire le choix ? Comment faire le choix sans ne pas remettre en cause le caractère autrement fantaisiste de la Loi Fondamentale en ses dispositions concernées puisque le juge a ici toute la latitude de prendre un arrêt sur ses convictions politiques ou autres puisqu’il s’agit pour lui de dire qu’il considère, pour des motifs qui lui sont propre, que tel ou tel autre candidat, serait, soit de moralité douteuse, soit d’avoir enfreint la loi etc. En d’autres termes, l’investiture du Président Candidat ouvre le débat juridico-politique qui tire sa source dans les dispositions de l’article 35 son application sélective, sinon politique, par le juge constitutionnel

La CNC devra veiller à ce que cette offensive juridique donne l’occasion au Conseil Constitutionnel de montrer sa vraie nature puisque nous le soupçonnons de partialité, à l’image de la Commission Électorale dont nous récusons l’Indépendance et dont nous exigeons la dissolution au motif qu’elle est attentatoire à l’esprit et la lettre de l’article 32 de la constitution. Cette bataille juridique s’impose ici et maintenant pour la raison toute simple que Madame Mindaoudou, Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l’ONU, nous a clairement dite que pour la communauté internationale, le candidat « est celui que le Conseil Constitutionnel aura validé comme tel ». La candidature à la candidature n’est donc pas un problème mais c’est sa validation qui le reste. Or, si les règles du jeu, ici, ne sont pas clarifiées, il y a risque majeur devant. Car, le juge constitutionnel appliquant la loi de façon politique, est capable d’invalider les candidatures des candidats actuels sur des motifs que nous voyons de loin. Voici le premier défi démocratique et c’est la Coalition Nationale pour le Changement qui doit agir le premier et non attendre. A SUIVRE DEMAIN

 

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Par josephahipeaud
Le 26 avril 2015
A 9 h 16 min
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Les Matinales bibliques: Le Gardien des hommes et leurs missions

Job, entamant sa défense, crie, dès le verset 1 : «  Le sort de l’homme sur la terre est celui d’un soldat et ses jours sont comme ceux d’un mercenaire ». Puis il continue son plaidoyer en affirmant « Quand je dis : Mon lit me soulagera, Ma couche calmera ma douleur ; C’est alors que tu m’effraies par des songes ; Que tu m’épouvantes par des visions » (Verset 13 et 14). Il conclut alors : «  Si j’ai péché, qu’ai-je pu te faire, gardien des hommes ? » (verset 20).

Ma question reste ce matin : Comment « L e Gardien des Hommes fait de leur passage sur terre, celui d’un combat et leurs jours ceux d’un mercenaire? Quel combat menons-nous collectivement ? De quelle armée alors sommes-nous ? Et comme individu, quelle mission avons-nous dans cette guerre terrestre ? Pourquoi, comme le dit Job, Le Gardien des  Hommes « mettrait-il ses traits en butte » (verset 20) contre lui, contre moi, contre toi ? En somme, quelle est la raison qui explique ta situation spécifique, ton histoire particulière, pour que Le « Gardien des hommes » te « visite les nuits par des songes et des visions », c’est-à-dire, des révélations sur ce qui est et ce qui sera?

5 Janvier 2015

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Par josephahipeaud
Le 5 janvier 2015
A 7 h 23 min
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2015 : Mr Le Président Ouattara, ne ratez pas le rendez-vous avec l’Histoire !

A quelques jours de la fin de 2014, je voudrais souhaiter à tous joyeux Noël et bonne fête de la Saint Sylvestre. Que le Seigneur prenne soin de chacun d’entre nous et qu’il protège notre pays. Que les nuages qui s’amoncellent au-dessus de nos têtes s’évaporent et que le soleil de son espérance brille à nouveau sur notre pays.

L’année qui vient de s’écouler a commencé avec ma déclaration à la candidature à la présidentielle de 2015. Cette déclaration fut l’une des premières, dans un contexte de campagne pour la promotion de la candidature unique, au niveau du RHDP, du président sortant, Dr Alassane Dramane Ouattara. Cette proposition annoncée dès janvier 2013, était une remise en cause de sa promesse d’un seul mandat pour changer la Côte d’Ivoire et l’annonce de la mise à mort de la démocratie. Pis, elle était la preuve qu’il avait échouée à faire une rupture avec la conception personnelle du pouvoir. Ma question était donc : que reprochait-il vraiment aux autres présidents ? Pourquoi avoir envoyé Gbagbo à la Haye quand il est dans la même posture? Pourquoi avoir adoubé le coup d’état quand on est dans la même logique d’emprisonnement de ses opposants et de refus du jeu démocratique ? Sans le savoir, il a vidé le dossier à charge contre Gbagbo et n’a plus de droit de laisser les gens pourrir en prison puisque quiconque occupe le palais doit tout faire pour y rester, par tous les moyens. Voilà qui nous prouve clairement que la crise politique ivoirienne est celle d’un système néo-présidentialiste fondé sur la corruption et le déni systématique du droit au peuple par le président. C’est une dictature systémique et la lutte consiste à changer cela pour ne plus avoir des présidents rois qui se servent de l’état pour assouvir leurs desseins mais des serviteurs du peuple.

A la veille de cette nouvelle année, je veux adresser mon message au Président de la République, SEM Alassane Dramane Ouattara. Je voudrais lui demander de ne pas continuer dans la voie actuelle. Il n’est pas tard. En tant que président, il a le pouvoir de faire ce qui est juste pour notre pays pour rentrer dans l’histoire. Il a démontré qu’il pouvait faire quelque chose pour on pays. L’inauguration du 3ème pont l’atteste, même si c’est avec 18 ans de retard, pour raison de crise politique. Enfin, la république fonctionne, lui au pouvoir. II peut même faire plus que n’importe quel président que notre pays a eu. Nous le reconnaissons. Mais Blaise Compaoré a fait 27 ans au pouvoir et pensait qu’il pouvait encore servir son pays. D’autres en ont fait autant. Mais ont-ils changé autre chose que l’enrichissement exponentiel de leur clan en se servant du pouvoir d’état ? Notre propre histoire n’est-elle pas la preuve que la longévité au pouvoir d’un homme n’est pas le gage de la réussite de son travail sinon pourquoi souffrons-nous depuis la mort du Président Houphouët-Boigny ? La vérité est qu’aucun homme n’est indispensable car, comme Le Démocrate, premier journal du PDCI-RDA le disait, « les hommes passent mais le pays demeure ». Après les président rois, ce dont la Côte d’Ivoire a besoin pour inscrire son progrès économique, social et culturel dans la durée, c’est un président serviteur et non un président qu’on sert, un président qui s’inscrit dans la durée et non un président qui veut durer au pouvoir. Le temps des présidents forts est passé. 2015, tout comme la révolution burkinabé l’a montré, doit être l’annonce d’une nouvelle ère pour notre pays. Et cela passe par une présidentielle crédible, non entachée du sang des ivoiriens, par une Commission Electorale vraiment Indépendante, des forces de sécurité et de défense impartiales et un peuple nourrit par les débats d’idées et de contradiction de haut vol et non un peuple soumis à la règle du chantage de la roulette russe de la violence et de la belligérance permanentes.

Monsieur le Président, je ne suis pas de ceux qui vous diraient de faire ce qui n’est pas juste. Le 11 septembre 2001, je vous ai conseillé d’aller au Forum de réconciliation quand nombre de vos collaborateurs vous disaient le contraire. Vous êtes venu au Forum et le ciel ne vous est pas tombé sur la tête. Je crois même que c’est cet acte qui vous a conduit au palais aujourd’hui. Je l’assume parce que j’ai toujours considéré que partout où il faut discuter pour trouver une issue aux problèmes de notre pays, je souhaite que tout le monde y soit. Faites nous asseoir pour que nous trouvions les solutions durables à la crise politique du pays pour en finir avec les cycles de violences. Votre stratégie de la candidature unique à échoué. Elle vous conduira à plus de répression et de violence, donc hors de l’histoire. Et il est juste de vous le dire. Une direction peut vous dire une chose. Une autre de faire appliquer aux militants, sans user d’une extrême violence. Il n’est pas encore trop tard pour ne pas continuer sur cette voie Cher Aîné. Avant votre discours de fin d’année à la nation, je vous envoie cette lettre. Lisez-la en profondeur ! Monsieur le Président, ne ratez pas votre rendez-vous avec l’histoire en faisant en sorte que 2015 ne soit pas un référendum contre vous mais une invite à la réconciliation sur la base du triomphe de dictature de la loi et non la loi de la dictature. Merry Chrismas and Happy New Year !

Le 24 Décembre 2014

Dr Martial Joseph AHIPEAUD

Président de l’UDL et Coordonateur de la 3ème Voie

Candidat à la Présidentielle de 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dr Martial Joseph AHIPEAUDPrésident de l’UDL et Coordonateur de la 3ème Voie

Candidat à la Présidentielle de 2015

 

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Par josephahipeaud
Le 24 décembre 2014
A 11 h 08 min
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EBOLA: Agir vite maintenant!

Enfin, la Côte d’Ivoire peut faire face ouvertement à la crise de santé publique qu’est l’épidémie, sinon, la grave pandémie d’Ebola qui frappe notre sous-région depuis plusieurs mois. A la pratique hautement stalinienne qui a toujours caractérisée ce système politique qui consiste à ne pas reconnaître que le pays est touché, comme dans les années 90 avec le SIDA, il est impérieux de dire clairement et ouvertement que l’EBOLA est présente sur le sol ivoirien et agir vite pour circonscrire ses effets dévastateurs. Mieux, il est même un devoir du gouvernement de réunir toutes les compétences , notamment, associer les partis politiques de l’opposition pour engager un combat de sensibilisation directe vers l’ensemble des populations ivoiriennes. Faire la politique de l’autruche nous coûtera encore plus chère que le cas du Sida. Car contrairement au Sida, l’Ebola ne met pas des années à non seulement tuer mais à se propager comme un feu de brousse. Nous avions proposé dès Avril 2014 la fermeture des frontières. Le gouvernement a mis plusieurs mois avant d’agir. Va t-il attendre encore janvier 2015 pour comprendre que sans l’apport de tous, c’est l’ensemble du peuple et des populations qui vivent sur le sol ivoirien qui seront la cible de cette maladie dont on prévoit une propagation de 10000 cas par semaines dans les mois qui viennent? La Côte d’Ivoire sort d’une crise politique qui lui aura coûté très chère. Il ne faut pas attendre que la santé publique fragile en raison des effets de la guerre des diadoques, prenne encore un autre coup. Je propose une réunion d’urgence des experts de la Troisième Voie pour débattre des tenants et aboutissants de cette crise qui se développe et proposer des solutions idoines, non seulement au gouvernement, mais aussi et surtout aux Ivoiriens.

Le 16 octobre 2014

Pour l’UDL

Le Président

Dr Ahipeaud Martial Joseph

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Par josephahipeaud
Le 16 octobre 2014
A 5 h 13 min
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Référendum en Ecosse ou la splendeur de la démocratie

Les résultats sont tombés: après de longs mois de campagne et une offensive massive des ténors de Westminster, avec à leur tête l’ancien premier ministre d’origine écossaise, Gordon Brown, le peuple d’Ecosse a finalement opté pour rester dans l’union britannique par 55% contre et 45% pour l’indépendance. Et nous sommes en train d’assister à la réponse des politiques: Oui le peuple écossais a été entendu. Les propositions seront faites dans les trois prochains mois pour faire en sorte que les aspirations du peuple écossais soient prises en compte. Le Premier Ministre, David Cameron, annonce plus de pouvoirs aux assemblées locales avec des possibilités de les traduire en lois avant les prochaines élections générales de 2015.

En d’autres termes, le vote sert à véritablement prendre la mesure de la situation, des opinions, et des aspirations des peuples. Et il relève de la responsabilité des politiques de faire en sorte que leurs opinions soient traduites en actions. Lorsque cela n’est pas fait, alors, les peuples rentrent dans une rupture avec les directions politiques. Voila pourquoi, au cœur de la démocratie, il y a le vote. Lorsque les élections sont truquées par les pouvoirs, il n’y a pas de possibilité de prendre en compte les aspirations des peuples. C’est pour cela que le premier travail et l’unique que tous ceux qui arrivent à la présidence dans les républiques non démocratiques, reste de tout faire pour maintenir ce système illégitime, par tous les moyens. Le reste, la corruption et les violations des droits humains, ne sont que les conséquences de cette posture antidémocratique.

En Côte d’Ivoire, le pouvoir RDR n’a pas pris en compte, si on lui concède d’avoir gagné les élections par 54% contre 46%, l’opinion de ceux qui ont voté le Président Laurent Gbagbo. Pis, le RDR a dirigé le pays comme s’il avait gagné les élections sans les autres partis. Le MFA d’Anaky Innocent a été mis devant une tentative permanente de liquidation. Le PDCI a été royalement ignoré en dehors de quelques milliards qui circuleraient entre les dirigeants. En ce qui concerne la réalité politique, les intérêts des masses, notamment, des producteurs agricoles aujourd’hui désemparés devant les multinationales dirigés souvent par les parents directs du Président Ouattara, ont été aussi royalement déchiquetés. Dans l’Ouest, boucle du cacao ivoirien, aujourd’hui transformé en zone de non loi, les populations ivoiriennes sont dépossédées de leurs terres au bénéfice de celles qui proclament qu’elles ont pris les armes contre le Président Laurent Gbagbo pour prendre les terres. Même des populations, ayant voté pour Ouattara sur instructions fermes du Président Henri Konan Bédié après le premier tour des élections de 2010, sont aussi victimes de « cette guerre de la terre » qui est en cours mais dont personne ne parle. Ouattara a dirigé le pays avec les 33%, sinon, le clan qui l’a porté depuis le début. En d’autres termes, tout ce qu’il a fait, c’est d’enrichir les siens, par le biais de la dette massive de la nation, plus de 2 milliards de dollars, en trois ans. Les marchés gré-à-gré furent le moyen tactique de transfert de cette dette nationale dans les poches de ses amis et de son clan. Mais, une chose est claire, le peuple ivoirien va devoir rembourser longtemps après son départ de la présidence.

En conclusion, si Ouattara, et comme lui, la plupart des présidents africains refusent que l’élection soit démocratique, c’est justement pour ne pas tenir compte de la voix des peuples. Ils ne prennent pas en compte les aspirations de ceux qui ne votent pas pour eux. Bien au contraire, ils passeront le temps à la présidence pour les traquer, les mater, pour les faire disparaître. Ils ne prendront jamais en compte celles de ceux qui les votent parce qu’ils n’ont plus besoin de leur voix et que leurs objectifs n’ont jamais été que leurs intérêts matériels, en tant que clan, en tant que membres de réseaux obscures, etc. Alors que le référendum en Ecosse nous a démontré la splendeur de la démocratie par le fait qu’elle est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, les élections, en Côte d’Ivoire, comme partout où le suffrage du peuple est truqué, n’en seront que l’ombre, sinon le cauchemar. C’est vraiment dommage car la question serait quelle aurait été la suite des événements si le « Oui à l’indépendance » avait été victime de truquage pour étouffer l’aspiration du peuple écossais à la souveraineté? La mère de tous les maux en Afrique vient de l’illégitimité des institutions à cause du truquage des élections. D’ici octobre 2015, le peuple de Côte d’Ivoire, toujours en avance pour les grands combats, doit se prononcer contre le néo-présidentialisme illégitime, corrompu pour mettre en place une démocratie effective, participative et citoyenne. Tout ce que nous demandons à Ouattara, ce sont des élections transparentes pour lui démontrer que le peuple de Côte d’Ivoire aspire au changement véritable. Y’a quoi même avec les politiciens africains?

Martial Joseph AHIPEAUD, PhD

Président de l’Union pour le Développement et les Libertés (UDL)

Coordonnateur de la 3ème Voie

Dans : Analyses & Opinions
Par josephahipeaud
Le 19 septembre 2014
A 7 h 36 min
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Candidature Unique: Vers un réveil citoyen

Depuis la déclaration du Président Bédié dans le Iffou relative au soutien de la candidature du candidat Ouattara, nombreuses sont les personnes qui m’appellent pour avoir ma position mais aussi mon analyse. Pour celles-ci, cette déclaration sonne la fin de la lutte pour les présidentielles futures. Comme mon Aîné et ami, Pr Mamadou Koulibaly le disait, « il est mieux qu’on déclare Ouattara président à vie. Comme cela, on aura pas à faire comme si on était encore dans une démocratie pluraliste ». Telle est aujourd’hui la conclusion que nombre de nos camarades tirent devant la position espiègle et hautement tactique du Sphinx de Daoukro. Pour ma part, je pense que que Bédié, en annonçant qu’il soutenait officiellement la candidature unique, vient désormais de crever l’abcès du débat sur les perspectives politiques dans notre pays.

En effet, dans un contexte marqué par l’échec de son passage en force avec une commission électorale partisane et un conseil constitutionnel au pas, le Président candidat Ouattara avait besoin de rassurer ses hommes et ses alliés. Il contrôle encore la situation. Il voulait absolument que Bédié donne sa caution officiellement pour au moins avoir les coudées franches quant aux perspectives. En visite dans sa région, le Président Bédié ne pouvait pas, si mes analyses sont correctes, offenser son hôte de marque en lui refusant cette faveur pour laquelle, justement, la visite dans le IFOUU était prévue, à ce moment. Refuser d’aborder dans le même sens serait non seulement contraire à la tradition Akan qui inspire l’action politique magistrale de Bédié. Mais ce serait aussi et surtout déclenché une guerre PDCI-RDR alors que l’échec de la Commission de Bakayoko met totalement en déroute Ouattara. Bédié avait-il intérêt à déclencher une confrontation directe avec son hôte alors que ce dernier n’a plus qu’une seule option: officialiser sa démarche unijambiste, unilatérale, de la pensée unique, du parti unique, bref, de la non démocratie. La déclaration de Bédié, si elle ne renvoyait pas la décision finale à la convention, aurait simplement signifiée la fin du débat sur ce point. Or, en le renvoyant aux instances du PDCI, Bédié fait d’une pierre deux coups. Il se dédouane de tout ce qui arriverait à cette convention tant attendue. Mais aussi et surtout, il gagne du temps. Mais, une telle approche signifie aussi qu’il lance un appel pressant aux cadres, militants et sympathisants du premier parti politique ivoirien: Alors que le coup d’état fut une humiliation de notre patrimoine commun, aujourd’hui, que ferez-vous devant cette demande indécente: accepterez-vous que le PDCI conduise le RDR dans son pouvoir ou alors feriez-vous le sursaut nécessaire pour sauver la Côte d’Ivoire par un refus clair et net du PDCI de s’associer à une telle imposture idéologique et politique?

La réponse à cette question par chaque militant sera celle du PDCI au soir de sa convention. Ce ne sera pas Bédié qui aura voulu tout faire pour aider son jeune frère. Ce ne sera pas aussi sa faute parce qu’il aura démontrer à son jeune frère son engagement à ses cotés. L’adage dit: à l’impossible, nul n’est tenu! Voilà comment je lis la démarche de Bédié: un appel au sursaut citoyen pour sauver la démocratie en péril. Voilà le dernier combat du Président Bédié.

Car la lutte qui oppose le clan Ouattara à l’ensemble du peuple ivoirien depuis sa prise du pouvoir, ne peut pas être celle d’un individu, d’un parti, voire même, d’une seule plateforme politique. Ce combat qui tire sa profondeur dans les choix fondamentaux que chaque ivoirien veut faire, ne peut aucunement être laissé entre les mains de quelques individus. Il importe que l’ensemble de la société ivoirienne, sous le choc des perspectives angoissantes, réagisse vigoureusement. Agir contre cette démarche pour devenir un nation. S’y plaire et se taire à jamais. Le but politique ultime reste de reconstruire dans une refondation sur des bases nouvelles de respect de l’autre, de la dictature de la loi, et de la gouvernance rationnelle. Si c’est cela la stratégie des conseillers de Bédié, ils auront réussi à appliquer à merveille les méthodes de la « reverse psychology » qui consiste à appliquer le contraire de ce qu’on veut pour provoquer une réaction positive du sujet considéré. Je serai incorrecte dans mon analyse si, partout, dans les foyers PDCI, et voire même au-delà de ce parti, le murmure n’était pas assourdissant. Et ces murmures de l’incompréhension sont la preuve que Ouattara a échoué avec le PDCI tout comme il a échoué avec le FPI. Sa gouvernance et ses méthodes violent la conscience de la nation. Il a déjà échoué. Si. Je peux même oser une seule hypothèse pour qu’il réussisse: c’est que les militants du PDCI, ceux du FPI, de la la 3ème Voie, et des millions d’Ivoiriens qui ne se sentent pas concernés par son pouvoir ethno-clanique soient des sous-hommes, sinon des bêtes de somme! C’est parce que je sais que ce peuple qui a libéré l’Afrique par son combat, est loin de ce que certains pensent de lui, que je crois que ni le PDCI, ni aucun autre parti lucide, n’acceptera de se saborder et enterrer la démocratie. La lutte ne fait que commencer! Comment ne pas y croire!

Martial Joseph AHIPEAUD, PhD

Président de l’Union pour le Développement et les Libertés (UDL)

Coordonnateur de la 3ème Voie

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Par josephahipeaud
Le 18 septembre 2014
A 0 h 03 min
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Présidentielle 2015: «Ouattara verrouille tout par la ruse devant une opposition fébrile »

Dans L’Inter N°4840 du Mercredi 23 au Jeudi 24 juillet, notre ami et frère Félix D. Bony a écrit un article qui m’a suffisamment troublé pour sa tendance contraire à la ligne éditoriale de ce journal que nous suivons depuis sa naissance. Issus du Groupe indépendant Olympe, L’Inter et Soir-Info sont, pour la lutte démocratique, des symboles d’une presse libre. Mais lorsque la ligne éditoriale semble prendre un virage à 180° pour se retrouver sur le même terrain que les journaux de partis, véritables trompettes des chapelles politiques, nous avons des raisons d’alerter la direction du groupe. L’Inter ne peut pas se transformer en un journal de parti. Il se doit de respecter ses lecteurs qui lui font confiance en restant sur une ligne indépendante. Pourquoi l’article de notre ami Félix serait-il partisan et non une analyse politique ? Pour deux raisons principales. D’une part, l’auteur a une lecture fausse de la réalité politique. Et d’autre part, il distribue des quolibets peu honorables aux partis de l’opposition ivoirienne.

De la fausseté de la thèse du verrouillage stratégique des élections par Ouattara

Selon mon ami, Ouattara aurait déjà gagné les élections parce qu’il ferait un grand travail de terrain et qu’il aurait mis en place une stratégie d’élargissement de sa base électorale au travers de la loi sur les chefs traditionnels et, certainement, celle sur les districts. De par ces deux lois et en plus du travail qu’il fait sur le terrain, le candidat du RDR aurait réussi à élargir sa base électorale parce qu’il les instrumentaliserait à des fins électoralistes en s’appuyant sur les personnes des rois et chefs de districts pour sa campagne. Cette assertion est fausse parce que fondamentalement, les dernières élections ont absolument prouvé que le vote est tribal et que les partis politiques s’inscrivent dans cette dialectique implacable d’instrumentalisation des ethnies. Cette pratique a même trouvé un nom puisque c’est Ouattara qui a parlé de « rattrapage ethnique ». Comment pourrait-il faire d’adhérer les autres ethnies à un vote non ethnique ? Ne serait-il pas les mépriser que de faire du rattrapage et penser que quelques millions de francs suffiraient à leur faire changer de position par rapport aux directives politiques de leur parti ? Ou alors pense t-on vraiment qu’un chef de village ou un directeur de campagne autochtone qui serait dans le camp adverse aurait plus de chance qu’un dissident de ces partis à emporter la base tribale vers le choix de sa dissidence ? La réponse est tout simplement non puisque les bases ethniques ont majoritairement voté le candidat de leur parti aux dernières élections. Voilà qui fonde la contradiction de la stratégie des partis politiques qui ont fait le choix de l’instrumentalisation à outrance des ethnies mais qui ont des ambitions nationales. Ce sont deux choses impossibles à marier.

Si la cooptation de quelques cadres ne peut pas entraîner de facto l’adhésion des masses, certainement que l’alliance des dirigeants ethniques pourraient aussi avoir un effet positif. Là encore, il faut relativiser puisque l’adhésion suppose la reconnaissance de la justesse du travail fait par celui que l’on doit supporter. Et cela suppose que le candidat attirerait la sympathie par le sentiment de justice et de vérité que l’électorat éprouverait à son encontre. Cela fut le cas de Ouattara en 2010 et de Gbagbo en 2000 vis-à-vis de la base du PDCI. Voilà pourquoi les routes et le re-endettement excessif de la Côte d’Ivoire, après que nous soyons devenus PPTE par la faute des élites corrompues du système patrimonial, ne peuvent pas être source d’adhésion dans un contexte de frustration générale des populations autres que celles de la base du RDR. Cette frustration est d’autant plus prononcée que le RDR a géré et continue de le faire sans complexe et état d’âme. Dans un contexte où l’argent du nouvel endettement de la Côte d’Ivoire ne profite qu’aux entreprises et personnes strictement présentes autour de Ouattara, comment peut-on faire croire que les routes donnent à manger à personnes d’autres qu’aux siens ? Voila une autre raison qui explique que mon ami et frère Félix n’a pas raison puisque toute la Côte d’Ivoire non clanique crie à la famine.

En tout état de cause, l’élargissement de la base sociale de l’électorat ne peut pas non plus se faire par une alliance avec la direction du PDCI. François Hollande, en parlant avec art, a bien dit à ceux des partis, qui ne seront pas sur la ligne de départ, qu’ils auront signé leur arrêt de mort. Le PDCI aura un candidat. Car si le plus vieux parti de la Côte d’Ivoire devrait se saborder pour le RDR, ses fondateurs se retourneraient dans leurs tombes et ses militants n’auraient plus rien à dire dans ce pays. Il importe aux journalistes de ne pas contribuer à conforter la thèse de la candidature unique parce qu’elle a échoué depuis la politique du rattrapage ethnique. Et les méthodes qui consistent à envoyer des illuminés insulter ou alors vociférer ne changera en rien la dynamique politique partisane. KKB n’est nullement une voix perdue mais certainement celle de la partie qui refuse de se soumettre à quelques arrangements que ce seraient de la part de la haute direction de leur parti.

De la stratégie d’union de l’opposition contre le rattrapage

Si la stratégie du RDR n’était que fonder sur la corruption des directions et cadres, le Président Ouattara ferait mieux de se préparer au pire. Car la politique de la corruption ne peut pas prédominer dans un espace idéologiquement hermétique. On peut même emmètre l’hypothèse que les nouveaux nationaux par déclaration, au mépris du code électoral qui ne leur permet pas d’être sur la liste pour 2015,  seront ceux qui viendront compléter les 33% de Ouattara de 2010. Dans ce cas, il faudrait qu’ils soient plus de 20% de l’électorat et qu’il vote à 100% pour le RDR dans contexte abstention de l’électorat qui ne lui est pas favorable. En plus, il faudrait que le PDCI n’ait pas de candidat et que la base suive massivement les directives de la direction dans ce contexte général où les populations sudistes se sentent sous domination coloniale comme il ressort de nos rencontres récentes avec les jeunes et vieux de ces régions. Si au premier tour, le PDCI, le FPI et les partis non satellitaires du RDR de l’opposition, sont présents, comment Ouattara pourrait-il gagner ? Or il se trouve que cette opposition organisée en front uni a l’initiative aujourd’hui, en dépit des apparences. La convention du PDCI et les récents bruits au sein de la direction du FPI retardent l’officialisation de ce front de lutte contre le rattrapage ethnique, la violence étatique et la perte de repère pour notre pays. Le salut de notre peuple passe, irréfutablement donc, par une mobilisation extrême des masses pour la présidentielle de 2015 et alors la mutation stratégique de la scène politique nationale sera constatée. Le président François Hollande aura tout dit dans sa petite intervention que nombre de personnes n’auront pas compris. Sun Tzu a parlé de l’art des manœuvres invisibles. Le calcul simple de 2 contre 1 de 2010 impose en 2015 celui de 1 contre 3, n’est-ce pas? Où est alors la fébrilité de l’opposition dans tout cela ?

Ouattara et sa mission historique ou le remake des désastres politiques précédents

Le changement est en marche dans ce pays. Les actes désespérés des militants de base qui vont jusqu’à s’immoler par le feu nous prouvent que le changement des mentalités s’opère. La presse, loin de ne suivre que les choses apparentes, devrait plutôt être une boussole pour les gouvernants pour qu’ils sentent la direction du vent. Les vieilles méthodes que nous avons décriées ne cacheront pas le soleil de la liberté. Le verrouillage des institutions organisatrices des élections que sont le conseil constitutionnel et la commission électorale ne va pas dans la bonne direction. Si tant il est que notre pays est devenu champion dans l’humiliation de ses chefs d’états passés, sinon leur assassinat, il n’est pas juste de laisser le président Ouattara aller dans la mauvaise direction. Le temps de mohicans, dont il est le dernier me semble t-il, est révolu. Il reste d’organiser le pays sur des bases structurelles et institutionnelles pérennes pour lui permettre son décollage économique. Son rôle historique est ici dévoyé par ceux qui veulent l’instrumentaliser, à ses dépens, pour rester encore dans un pouvoir qui ne pourra que faire, de plus en plus, des choix contre la démocratie. S’il veut que son œuvre reste dans la durée, il a le choix d’organiser la réconciliation et la restructuration institutionnelle du pays. Voilà l’acte ultime qui le ferait entrer dans le panthéon des grands de cette Afrique moderne, en devenant le père fondateur de la 3ème république en convoquant un Marcoussis 2 pour permettre aux leaders de discuter des solutions idoines à la situation actuelle. Et cela va avec des décisions courageuses comme la libération des prisonniers politiques et une ouverture vers des institutions garantissant la légitimité du vote. Les autres voies sont mauvaises et tortueuses. J’ose croire que le Président Ouattara n’écoutera pas ceux qui chantent ses louanges aujourd’hui mais ceux qu’il sait ne se sont jamais compromis dans le jeu des compromissions mais ont toujours été du coté de la vérité. Et, il le sait, la vérité ne peut être verrouillée par qui que ce soit !

Dimanche 27 Juillet 2014

Dr AHIPEAUD Martial Joseph

Candidat déclaré à la présidentielle de 2015

Président de l’Union pour le Développement et les Libertés

#ci alternatives2015

Dans : Analyses & Opinions
Par josephahipeaud
Le 27 juillet 2014
A 12 h 48 min
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Présidentielle 2015: «Ouattara verrouille tout par la ruse devant une opposition fébrile »

Dans L’Inter N°4840 du Mercredi 23 au Jeudi 24 juillet, notre ami et frère Félix D. Bony a écrit un article qui m’a suffisamment troublé pour sa tendance contraire à la ligne éditoriale de ce journal que nous suivons depuis sa naissance. Issus du Groupe indépendant Olympe, L’Inter et Soir-Info sont, pour la lutte démocratique, des symboles d’une presse libre. Mais lorsque la ligne éditoriale semble prendre un virage à 180° pour se retrouver sur le même terrain que les journaux de partis, véritables trompettes des chapelles politiques, nous avons des raisons d’alerter la direction du groupe. L’Inter ne peut pas se transformer en un journal de parti. Il se doit de respecter ses lecteurs qui lui font confiance en restant sur une ligne indépendante.

Pourquoi l’article de notre ami Félix serait-il partisan et non une analyse politique ? Pour deux raisons principales. D’une part, l’auteur a une lecture fausse de la réalité politique. Et d’autre part, il distribue des quolibets peu honorables aux partis de l’opposition ivoirienne.

De la fausseté de la thèse du verrouillage stratégique des élections par Ouattara

Selon mon ami, Ouattara aurait déjà gagné les élections parce qu’il ferait un grand travail de terrain et qu’il aurait mis en place une stratégie d’élargissement de sa base électorale au travers de la loi sur les chefs traditionnels et, certainement, celle sur les districts. De par ces deux lois et en plus du travail qu’il fait sur le terrain, le candidat du RDR aurait réussi à élargir sa base électorale parce qu’il les instrumentaliserait à des fins électoralistes en s’appuyant sur les personnes des rois et chefs de districts pour sa campagne. Cette assertion est fausse parce que fondamentalement, les dernières élections ont absolument prouvé que le vote est tribal et que les partis politiques s’inscrivent dans cette dialectique implacable d’instrumentalisation des ethnies. Cette pratique a même trouvé un nom puisque c’est Ouattara qui a parlé de « rattrapage ethnique ». Comment pourrait-il faire d’adhérer les autres ethnies à un vote non ethnique ? Ne serait-il pas les mépriser que de faire du rattrapage et penser que quelques millions de francs suffiraient à leur faire changer de position par rapport aux directives politiques de leur parti ? Ou alors pense t-on vraiment qu’un chef de village ou un directeur de campagne autochtone qui serait dans le camp adverse aurait plus de chance qu’un dissident de ces partis à emporter la base tribale vers le choix de sa dissidence ? La réponse est tout simplement non puisque les bases ethniques ont majoritairement voté le candidat de leur parti aux dernières élections. Voilà qui fonde la contradiction de la stratégie des partis politiques qui ont fait le choix de l’instrumentalisation à outrance des ethnies mais qui ont des ambitions nationales. Ce sont deux choses impossibles à marier.

Si la cooptation de quelques cadres ne peut pas entraîner de facto l’adhésion des masses, certainement que l’alliance des dirigeants ethniques pourraient aussi avoir un effet positif. Là encore, il faut relativiser puisque l’adhésion suppose la reconnaissance de la justesse du travail fait par celui que l’on doit supporter. Et cela suppose que le candidat attirerait la sympathie par le sentiment de justice et de vérité que l’électorat éprouverait à son encontre. Cela fut le cas de Ouattara en 2010 et de Gbagbo en 2000 vis-à-vis de la base du PDCI. Voilà pourquoi les routes et le re-endettement excessif de la Côte d’Ivoire, après que nous soyons devenus PPTE par la faute des élites corrompues du système patrimonial, ne peuvent pas être source d’adhésion dans un contexte de frustration générale des populations autres que celles de la base du RDR. Cette frustration est d’autant plus prononcée que le RDR a géré et continue de le faire sans complexe et état d’âme. Dans un contexte où l’argent du nouvel endettement de la Côte d’Ivoire ne profite qu’aux entreprises et personnes strictement présentes autour de Ouattara, comment peut-on faire croire que les routes donnent à manger à personnes d’autres qu’aux siens ? Voila une autre raison qui explique que mon ami et frère Félix n’a pas raison puisque toute la Côte d’Ivoire non clanique crie à la famine.

En tout état de cause, l’élargissement de la base sociale de l’électorat ne peut pas non plus se faire par une alliance avec la direction du PDCI. François Hollande, en parlant avec art, a bien dit à ceux des partis, qui ne seront pas sur la ligne de départ, qu’ils auront signé leur arrêt de mort. Le PDCI aura un candidat. Car si le plus vieux parti de la Côte d’Ivoire devrait se saborder pour le RDR, ses fondateurs se retourneraient dans leurs tombes et ses militants n’auraient plus rien à dire dans ce pays. Il importe aux journalistes de ne pas contribuer à conforter la thèse de la candidature unique parce qu’elle a échoué depuis la politique du rattrapage ethnique. Et les méthodes qui consistent à envoyer des illuminés insulter ou alors vociférer ne changera en rien la dynamique politique partisane. KKB n’est nullement une voix perdue mais certainement celle de la partie qui refuse de se soumettre à quelques arrangements que ce seraient de la part de la haute direction de leur parti.

De la stratégie d’union de l’opposition contre le rattrapage

Si la stratégie du RDR n’était que fonder sur la corruption des directions et cadres, le Président Ouattara ferait mieux de se préparer au pire. Car la politique de la corruption ne peut pas prédominer dans un espace idéologiquement hermétique. On peut même emmètre l’hypothèse que les nouveaux nationaux par déclaration, au mépris du code électoral qui ne leur permet pas d’être sur la liste pour 2015,  seront ceux qui viendront compléter les 33% de Ouattara de 2010. Dans ce cas, il faudrait qu’ils soient plus de 20% de l’électorat et qu’il vote à 100% pour le RDR dans contexte abstention de l’électorat qui ne lui est pas favorable. En plus, il faudrait que le PDCI n’ait pas de candidat et que la base suive massivement les directives de la direction dans ce contexte général où les populations sudistes se sentent sous domination coloniale comme il ressort de nos rencontres récentes avec les jeunes et vieux de ces régions. Si au premier tour, le PDCI, le FPI et les partis non satellitaires du RDR de l’opposition, sont présents, comment Ouattara pourrait-il gagner ? Or il se trouve que cette opposition organisée en front uni a l’initiative aujourd’hui, en dépit des apparences. La convention du PDCI et les récents bruits au sein de la direction du FPI retardent l’officialisation de ce front de lutte contre le rattrapage ethnique, la violence étatique et la perte de repère pour notre pays. Le salut de notre peuple passe, irréfutablement donc, par une mobilisation extrême des masses pour la présidentielle de 2015 et alors la mutation stratégique de la scène politique nationale sera constatée. Le président François Hollande aura tout dit dans sa petite intervention que nombre de personnes n’auront pas compris. Sun Tzu a parlé de l’art des manœuvres invisibles. Le calcul simple de 2 contre 1 de 2010 impose en 2015 celui de 1 contre 3, n’est-ce pas? Où est alors la fébrilité de l’opposition dans tout cela ?

 Ouattara et sa mission historique ou le remake des désastres politiques précédents

 Le changement est en marche dans ce pays. Les actes désespérés des militants de base qui vont jusqu’à s’immoler par le feu nous prouvent que le changement des mentalités s’opère. La presse, loin de ne suivre que les choses apparentes, devrait plutôt être une boussole pour les gouvernants pour qu’ils sentent la direction du vent. Les vieilles méthodes que nous avons décriées ne cacheront pas le soleil de la liberté. Le verrouillage des institutions organisatrices des élections que sont le conseil constitutionnel et la commission électorale ne va pas dans la bonne direction. Si tant il est que notre pays est devenu champion dans l’humiliation de ses chefs d’états passés, sinon leur assassinat, il n’est pas juste de laisser le président Ouattara aller dans la mauvaise direction. Le temps de mohicans, dont il est le dernier me semble t-il, est révolu. Il reste d’organiser le pays sur des bases structurelles et institutionnelles pérennes pour lui permettre son décollage économique. Son rôle historique est ici dévoyé par ceux qui veulent l’instrumentaliser, à ses dépens, pour rester encore dans un pouvoir qui ne pourra que faire, de plus en plus, des choix contre la démocratie. S’il veut que son œuvre reste dans la durée, il a le choix d’organiser la réconciliation et la restructuration institutionnelle du pays. Voilà l’acte ultime qui le ferait entrer dans le panthéon des grands de cette Afrique moderne, en devenant le père fondateur de la 3ème république en convoquant un Marcoussis 2 pour permettre aux leaders de discuter des solutions idoines à la situation actuelle. Et cela va avec des décisions courageuses comme la libération des prisonniers politiques et une ouverture vers des institutions garantissant la légitimité du vote. Les autres voies sont mauvaises et tortueuses. J’ose croire que le Président Ouattara n’écoutera pas ceux qui chantent ses louanges aujourd’hui mais ceux qu’il sait ne se sont jamais compromis dans le jeu des compromissions mais ont toujours été du coté de la vérité. Et, il le sait, la vérité ne peut être verrouillée par qui que ce soit !

Dimanche 27 Juillet 2014

Dr AHIPEAUD Martial Joseph

Candidat déclaré à la présidentielle de 2015

Président de l’Union pour le Développement et les Libertés

#cialternatives2015                    

Dans : Non classé
Par josephahipeaud
Le
A 12 h 21 min
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CEI LAMOUCHIE II: Crépuscule des temps anciens ou requiem pour le présidentialisme néo-patrimonial

Le classement effectué par l’entraîneur des éléphants, version commission électorale, aura tenu toutes ses promesses. On s’attendait à une équipe spécialement conçue pour remettre au goût du jour les recettes qui auront conduit le pays à une crise post-électorale dont le nombre de morts reste encore un sujet de secret-défense. Au moins, on souhaite ménager les âmes sensibles. Mais combien sont-ils les hommes et les femmes de cette nation qui, à l’instar de cette dame, vadrouille dans la rue en plein délire, depuis la fin de la crise, à la recherche ses enfants et son mari portés disparus, après qu’ils s’en soient allé bouclier humain devenir? Combien sont-ils ceux qui ont dû se terrer pendant des jours ? Combien sont-ils, ces enfants qui ont été profondément marqués par les scènes de violence la plus inouïe et qui se sont aujourd’hui transformés en tueurs en bande, ces microbes dont parle tout Abidjan alors qu’ils n’avaient pas à être exposés à autant d’images, d’émotions ? Alors que nous avons vécu un cauchemar et que nous avons frôlé un drame, les mêmes sont repris pour enfoncer le cloue. Décidément, l’Éléphant est bien l’Éléphant et son capitaine, ainsi que son entraîneur, seront maintenus à leurs postes en dépit de leurs bilans macabres. Qui a dit les humiliations et les douleurs de ce peuple, encore moins, ses milliers de morts, seraient le souci de ses dirigeants ? Que vaut la vie, sinon la dignité d’un peuple ? Le salaire de Judas !!!

En ce mois de recherche de la face de Dieu, retenons la grande sagesse du Roi Salomon lors de son jugement entre la mère qui a préféré voir son fils vivre en lieu et place de celle qui le voulait mort. L’UDL, dont l’âme souffre avec chaque personne disparue pendant cette crise, souhaite rappeler que la cause principale de la crise post-électorale reste cette Commission Électorale non Indépendante parce qu’instrument de prise de pouvoir. Il n’est pas encore trop tard. Le pouvoir peut encore voir qu’on peut faire encore quelque chose. Il importe que tous ceux qui ne se reconnaîtront pas dans cette NI-CE (Non Indépendante Commission Électorale) se retrouvent pour savoir la conduite à tenir. Car enfin, la Côte d’Ivoire sera divisée entre les tenants et partisans du système présidentialiste néo-patrimonial et ceux qui le combattent pour l’avènement d’une démocratie participative citoyenne. L’UDL  a fait son choix : être de ceux qui chantent le crépuscule des temps anciens au travers du requiem d’un système corrompu.

 Abidjan, le 9 Juillet 2014

Martial Joseph AHIPEAUD, PhD

Président de l’Union pour le Développement et les Libertés

Candidat déclaré de l’opposition ivoirienne à la Présidentielle de 2015

Dans : Non classé
Par josephahipeaud
Le 10 juillet 2014
A 14 h 41 min
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